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Commentaire sur le Cantique des Cantiques


€ 30,00
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introduction, traduction et notes par L. Pétrossian.
pp. 484, Roma
data stampa: 2010
codice isbn: 978887210367

Plus qu’une première traduction en français du Commentaire sur le Cantique de Grégoire de Narek, déjà intéressante pour elle-même, la publication issue de la thèse soutenue par L. Pétrossian en 2006 est aussi une présentation de l’histoire et du rayonnement du monastère de Narek aux Xe-XIe siècles, dans un contexte de crises politiques et ecclésiales. L’A. consacre un chapitre aux trois théologiens de l’École de Narek, l’évêque Xosrov Anjewac’i, Anania fondateur du monastère et Grégoire, disciple d’Anania. Qu’il s’agisse du Livre des Lamentations (dont une traduction française, due à Annie et Jean-Pierre Mahé a paru en 2000) ou du Commentaire du Cantique, L. Petrossian insiste sur la force poétique de l’œuvre de Grégoire, liée au choix de formes littéraires propres à la littérature syriaque (p. 85-88). L’œuvre de Grégoire s’enracine dans le symbolisme du langage biblique et l’hymnographie liturgique, tout en se nourrissant des apports théologiques des Pères grecs.
Concernant le Commentaire du Cantique, l’A. est d’abord attentif au texte biblique dans sa version arménienne. C’est l’occasion pour lui de rappeler les étapes de la formation de la Bible arménienne, puis, dans un tableau qui suit l’ordre des versets bibliques (p. 136-182) de faire ressortir les corrections apportées à la première version arménienne, datée de 405, pour arriver au texte définitif, en 431, largement dépendant de la LXX mais portant aussi l’influence de la version syriaque ; l’Annexe I (p. 343-416) juxtapose la version grecque et la version arménienne du Cantique suivie par Grégoire, ainsi que la traduction de cette dernière. Sa formation au monastère de Narek a donné à Grégoire accès à la théologie des Pères grecs. Grégoire de Nysse, auteur de quinze Homélies sur le Cantique, est sans doute sa source principale, il le cite à plusieurs reprises, et l’A. ne manque pas, d’ailleurs, de souligner l’évidente proximité entre l’École de Narek et les Pères Cappadociens : « Quel est donc le secret de cette sympathie? Elle tient à l’histoire commune des Églises cappadocienne et arménienne. Dans la christianisation de l’Arménie, la Cappadoce a joué un rôle essentiel et, jusqu’à Nersès le Grand, les patriarches arméniens se reconnaissaient comme suffragants de l’Église de Cappadoce » (p. 106).
La traduction du Commentaire (p.274-389), faite sur l’édition du texte parue à Istanbul en 1956 (une traduction en arménien moderne et une en italien ont paru dans les années soixante) présente le texte verset par verset. Si on peut dire qu’il s’agit d’un commentaire « savant », dans lequel Grégoire de Narek se réfère à la tradition des Pères (outre Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome est plusieurs fois cité, mais aussi Grégoire de Nazianze, ou encore le Martyre d’Ignace d’Antioche, et bien sûr, « notre » Grégoire, l’Illuminateur. Dans le chapitre 3 de son introduction, l’A. définit « le symbolisme, la spiritualité et la théologie du Commentaire » (p. 194-265). Suivant une inspiration allégorique continue, Grégoire lit une affirmation ou plus encore une louange de l’Incarnation dans le dialogue entre l’Époux et l’Épouse – ainsi de Ct 5, 14-15, où les divers matériaux précieux manifestant la beauté de l’Époux sont les signes de la parfaite union de l’humanité et de la divinité. Pourtant, loin des développements théologiques d’un Grégoire de Nysse, c’est la dimension spirituelle et ecclésiale qui domine : appel à la vie chrétienne parfaite, à la pénitence et à la purification baptismale, ainsi qu’à la participation au mystère eucharistique. La course permanente de l’Épouse est espérance de divinisation mais faut-il, selon la suggestion de l’A., voir dans la dimension eschatologique du Commentaire la marque, « à l’approche du premier millénaire » de l’« attente de la proche parousie du Christ » (p. 260)?
Ainsi l’étude de L. Pétrossian met grandement en valeur ce commentaire de Grégoire de Narek et c’est une belle invitation à nous tourner une fois de plus vers l’Orient!

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