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La Peinture Japonaise

La Peinture Japonaise

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Situé aux confins orientaux de l'Asie, et lieu de rencontre de presque toutes les grandes traditions de l'art asiatique, l'archipel nippon a été en même temps un important foyer de création, dans lequel la peinture a occupé une place prépondérante, depuis les dessins préhistoriques gravés sur céramique et les tombeaux peints proto-historiques.
Au VIᵉ siècle, l'introduction du bouddhisme transforme subitement son aspect. Les techniques et l'iconographie du continent sont assimilées dès le début du VIIᵉ siècle: le sanctuaire du Hôryû-ji par exemple reflète la multiplicité de ces apports et les paravents et objets conservés depuis 756 au trésor impérial du Shôsô-in et les vestiges de la peinture bouddhique égalent en raffinement l'art chinois co

Descrizione

Situé aux confins orientaux de l'Asie, et lieu de rencontre de presque toutes les grandes traditions de l'art asiatique, l'archipel nippon a été en même temps un important foyer de création, dans lequel la peinture a occupé une place prépondérante, depuis les dessins préhistoriques gravés sur céramique et les tombeaux peints proto-historiques.
Au VIᵉ siècle, l'introduction du bouddhisme transforme subitement son aspect. Les techniques et l'iconographie du continent sont assimilées dès le début du VIIᵉ siècle: le sanctuaire du Hôryû-ji par exemple reflète la multiplicité de ces apports et les paravents et objets conservés depuis 756 au trésor impérial du Shôsô-in et les vestiges de la peinture bouddhique égalent en raffinement l'art chinois contemporain. Du Xᵉ au XIIᵉ siècle, celle-ci se libère de l'empreinte chinoise et les feuilles d'or appliquées sur les vêtements et l'auréole des divinités étincellent parmi les couleurs claires et sereines. Parallèlement, la peinture profane offre un immense intérêt, malgré le nombre restreint de ses témoignages; c'est dans le palais impérial et les résidences des nobles qu'elle acquiert une expression véritablement nationale. En outre, l'illustration des' poèmes, romans et légendes religieuses, véritable miroir de la vie médiévale, prend un étonnant essor.
A partir du XIIIᵉ siècle, la secte Zen marque la vie spirituelle du pays et introduit la peinture monochrome à l'encre de Chine. A la suite de Sesshû, grand moine-peintre, qui a su assimiler la technique du lavis, le style de la fameuse école des Kanò, mêlant la construction solide, par touches puissantes du pinceau chargé d'encre, aux coloris brillants traditionnels, s'adapte admirablement aux fastueuses décorations des châteaux et des temples de l'époque Momoyama, qu'on appelle la Renaissance japonaise.
Du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, malgré l'austère féodalisme des Tokugawa, le dynamisme de la classe bourgeoise favorise la formation de diverses écoles de peinture et notamment le développement technique des estampes.
A la compétente et à la courtoisie de M. Akiyama Terukazu, qui a bien voulu rédiger son manuscrit en français, nous devons le privilège de publier dans son texte original cette étude d'un érudit japonais passionné par le problème des rapports artistiques entre l'Orient et l'Occident. Par sa vision synthétique de la longue tradition picturale japonaise, il apporte une lumière nouvelle sur cet art fascinant, qui a eu une si grande influence dans l'évolution de la peinture occidentale moderne.

Dettagli del prodotto

Editore
Skira
Autore
ISBN
900000004052

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